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Bienvenue sur mon site dédié aux roses anciennes et modernes. Laissez-moi vous conter l'histoire de jardins remarquables, vous présenter des roses méconnues ou oubliées, vous conseiller de beaux livres...

Ce blog d'amateur est parfaitement libre et indépendant, je ne perçois aucun avantage, aucune rétribution de qui que ce soit. Sa seule vocation est le partage d'informations. Si vous empruntez une photo ou un texte de mes articles, veuillez citer vos sources comme je le fais moi-même. Les photos ne sont pas libres de droit. Pas d'utilisation commerciale sans mon accord.

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samedi 26 mai 2018

Des roses au naturel, chez Eleonore Cruse

Éléonore Cruse fait partie de cette génération qui a cherché "à vivre un idéal d'amour et de partage, en lien avec la terre à l'état brut". 
Dans le sillage de Mai 68, cette amoureuse de la nature, un brin hippie, a effectué un retour à la terre, d'abord en élevant des chèvres. C'est à Berty qu'elle s'est établie, au fond d'une petite vallée ardéchoise sauvage. Elle n'avait pas 21 ans. 
Puis, à partir des années 1980, s'étant découvert une passion pour les roses, elle a rassemblé une magnifique collection de rosiers historiques et a créé sa pépinière et une roseraie à nulle autre pareille : la Roseraie de Berty. 
Privilégiant les roses anciennes et botaniques, la Roseraie de Berty est devenue au fil des années l'un des exemples les plus réussis et les plus admirés d'une utilisation naturelle des rosiers dans les jardins.  Elle détient environ 1000 rosiers et a obtenu le label Jardin Remarquable.
Depuis 2006, Eléonore Cruse a imaginé à Ruoms, une seconde roseraie ardéchoise, la Roseraie des Pommiers, avec 600 variétés de rosiers. Par ailleurs, cette rosiériste est l'auteur de plusieurs ouvrages sur les roses (entre autres, Roses aux éditions du Chêne).
Dans son nouveau livre, tout juste paru aux éditions Ulmer, Eléonore Cruse partage toute une vie d'expérience et d'apprentissage, qui comblera les amoureux des jardins sauvages. 
Encore un livre supplémentaire sur les roses, me dire-vous, oui, mais celui-ci a quelque chose en plus : le témoignage d'une vie. A ma connaissance, rares sont les ouvrages sur les roses où l'auteur rosomane raconte sa propre vie. J'ai juste en mémoire le livre d'Odile Masquelier sur son jardin de roses de La Bonne Maison.
crédit photo : Béatrice Pichon
Avec 'Les roses au naturel', l'ex citadine devenue paysanne, nous conte son parcours assez incroyable. Le mythe de "la Parisienne qui quitte tout pour aller élever des chèvres dans le Larzac", c'est elle. Il en fallait de l'audace, du courage et sans doute également une dose d'inconscience pour aller s'installer dans une campagne aussi rude et isolée !
 
Eléonore raconte ses aventures avec passion et pudeur. J'ai dévoré son autobiographie d'une traite. Elle ne semble retenir que le meilleur et pourtant elle a dû en rencontrer des difficultés. 
crédit photo : La Féerailleuse
Je n'ai pas encore visité ses roseraies. Chantre d'un retour au naturel et par lassitude certainement, elle ne désherbe presque plus la roseraie de Berty. Les roses doivent s'épanouir dans un océan de fleurs et herbes sauvages. C'est un concept, aux antipodes de mes habitudes de jardin citadin soigné, mais je suis sûre qu'il s'en dégage une poésie, une ambiance parfaitement en adéquation avec les lieux.








 www.roseraie-de-berty.com

Quelques liens de reportages photos intéressants :


samedi 19 mai 2018

Kaléidoscope multicolore

Les floraisons se bousculent au jardin des Promesses, bien que les nuages pleurent sans cesse. 
Et devant les centaines de clichés, pris avant les pluies, je n'ai pas eu le courage de faire du tri. 
Heureusement que je ne retouche jamais mes photos, ni en cadrage, ni en couleur,
 sinon on attendait Noël pour voir ces images !
Ni une, ni deux, voici quelques mosaïques pour gagner du temps.
Et quelques noms et gros plans de roses pour le plaisir.


 Madame Ernest Calvat

 Neige d'avril

Souvenir d'Alphonse Lavallée


 Blue boy

 Gruss an Aachen

Indigo



La Belle Sultane


Cornélia

 Sweet Dream

Manuel Canovas

 Glamis Castle



samedi 12 mai 2018

Ode au buis

Ode aux buis, 
oui, hommage à cette merveilleuse plante, rustique, d'un vert rutilant, si docile à la taille et si douce au regard quand elle est taillée en belle boule potelée.
J'aime les buis et je ne conçois pas mon jardin sans eux. Ils apportent de la structure et exhibent leurs formes généreuses et denses, au feuillage persistant, quand les rosiers s'effacent en hiver. Ce sont eux qui deviennent les stars. Sculptés en sphère, en cône, en cube, en ondulation,  en spirale, ils se prêtent à toutes nos fantaisies de taille.
Le vieux Logis, à Tremolat (Dordogne)

Les buis se plaisent aussi bien en pot, qu'en pleine terre. Ils bravent toutes les expositions, toutes les intempéries, sans faillir. Ils peuvent vivre de nombreuses années. Ils sont presque indestructibles...
Que seraient, sans ces formidables arbustes, les jardins remarquables du Périgord qui ont bâti leur réputation bien au delà de nos frontières ?
Jardins suspendus de Marqueyssac, à Vezac (Dordogne)

Alors quand je vois que des jardiniers ne souhaitent plus s'occuper d'eux et les rejettent sous prétexte qu'une vilaine chenille est un peu trop gourmande, la tristesse et l'effarement m'envahissent.

Jardins du manoir d'Eyrignac, à Salignac-Eyvigues (Dordogne)


    Ne baissons pas les bras.
Qui donc est le maître au jardin ? La pyrale ou le jardinier ?

Comme beaucoup d'entre vous, mes buis sont atteints depuis plusieurs années. J'ai choisi mon camp et je refuse de me laisser abattre par une larve de papillon, qui veut déguster les feuilles de mes topiaires. 

Ainsi, à chaque printemps, je sors le pulvérisateur et ma quinzaine de topiaires de buis passe à la douche.

Il existe un insecticide bio très efficace : le Bacillus thuringiensis. Quelques grammes de cette bactérie en poudre, dilués dans l'eau, suffisent à anéantir toute la colonie de pyrales de l'année. En 2017, je n'ai traité mes buis qu'une seule fois.

A ce jour, ils se portent à merveille.


Sauvons nos buis
A découvrir :
http://marqueyssac.com

samedi 5 mai 2018

Mon jardin au printemps

Je profite de cette semaine de fraîcheur matinale pour immortaliser sans soleil dominateur les premières floraisons de ce mois de mai. Tout va très vite et bientôt je ne saurai plus où donner de la tête. Les rosiers forment d'énormes bouquets de boutons. Quelques roses sont ouvertes. L'explosion est imminente ! 
Les tulipes ont cédé la place aux géraniums vivaces et aux heuchères. Certains massifs attirent l’œil avec les couleurs chatoyantes des anthémis. Je ne pensais pas qu'ils fleuriraient si tôt. Le jardin est joyeux et tout ce vert est si reposant.
Anthemis frutescens 'Pink australian'


menthe et Heuchera 'Strawberry swirl'


Glamis Castle 



osteospermum

                                                                                   Chamaesyce hypercifolia 'Diamond frost'

Marie Pavié


Heuchera 'Berry smoothie', Geranium 'Espresso'




Geranium maculatum 



Madame Ernest Calvat



Geranium erianthum

Geranium Espresso



Heuchera 'Amethyst mist'
Geranium sanguineum, Salvia nemorosa

Ipomea batatas



Cardinal de Richelieu


 Mme Isaac Pereire

 Heliotropium peruvianum 'Marine'


 Madame Zoetmans

 Cornelia

Rose de Rescht / Mme Isaac Pereire