Description


Bienvenue sur mon site dédié aux roses anciennes et modernes. Laissez-moi vous conter l'histoire de jardins remarquables, vous présenter des roses méconnues ou oubliées, vous conseiller de beaux livres...

Ce blog d'amateur est parfaitement libre et indépendant, je ne perçois aucun avantage, aucune rétribution de qui que ce soit. Sa seule vocation est le partage d'informations. Si vous empruntez une photo ou un texte de mes articles, veuillez citer vos sources comme je le fais moi-même. Les photos ne sont pas libres de droit. Pas d'utilisation commerciale sans mon accord.

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lundi 27 avril 2015

Great Maiden's Blush - Grande Cuisse de nymphe

rosier alba, non remontant.

Il s'agit du très ancien rosier carné nommé Cuisse de nymphe par Dumont de Courset. Les Anglais ont été les premiers à le mentionner. C'est sans doute une hybridation de rosa alba maxima avec un rosier rose.

  • rosa incarnata major (Weston, 1775)
  • great Maiden's Blush (Aiton, 1789)
  • great Maiden's Blush (Lawrance, 1797)
  • rosier carné - rosa carnea - Cuisse de nymphe (Dumont de Courset, 1802)
  • rosa regia alba (Dumont de Courset, 1802)
  • rosa incarnata - rosa carnea - cuisse de nymphe (Persoon, 1807)
  • rosa carnea maxima = grosse cuisse de nymphe (Sedy, 1810)
  • duc de Yorck (sic !, Josse Verleeuwen, à Gand, 1813)
  • duc d'Yorck (Miellez, à Lille, 1814) 
  • rose royale (de Pronville, 1814)
  • rosa alba regalis -  rosier blanc royal (Redouté/Thory, 1817)
  • grande cuisse de nymphe (de Pronville,1818)
  • Royale (Vibert, 1820)

C'est un grand arbuste d'1,80 - 2,10 m. aux tiges droites armées de forts aiguillons à large base. Selon Dumont de Courset, ce buisson s'élève à 5 pieds et prend avec l'âge une forme assez irrégulière en raison de ses branches divergentes. Les feuilles à 5 ou 7 folioles, velues en dessous, sont d’un vert un peu glauque (= bleu). Les pétioles ont des aiguillons réfléchis.



L'image ci-dessus reflète à elle seule ses caractéristiques botaniques. Les ovaires, assez gros, ne se rétrécissant pas vers le pédoncule, ont la forme d’un dé à coudre et sont garnis de poils verts piquants, nombreux, ainsi que les pédoncules.
Les boutons sont carnés. Les fleurs, grandes et odorantes, sont légèrement lavées de rose dans le cœur, avant le parfait épanouissement. Très doubles et lâches, elles s'épanouissent à plat en un fouillis de pétales rose argenté. D'une tendre couleur de chair, elles passent ensuite au blanc.

 

Redouté a immortalisé ce magnifique rosier avec une illustration fidèle, sous le nom "rosier blanc royal". Thory, le commentateur du portrait dans leur ouvrage collectif "Les Roses", manifestement puritain (!), précisa que la rose est à peu près comme celle dite Cuisse de nymphe (c'est-à-dire rosa incarnata), mais que ses fleurs larges de plus de trois pouces, l'ont vulgairement fait appeler la Grande Cuisse de nymphe

Sources : 
Richard WESTON, The english Flora, Londres, 1775
William AITON, Hortus Kewentis, vol. II, p. 208, Londres, 1789
Mary LAWRANCE, A collection of roses from nature, Londres, 1796-1799
DUMONT-COURSET, le Botaniste cultivateur, tome 3, p. 348, Paris, 1802
PERSOON, Synopsis plantarum, tome II, page 49, 1807
SEDY, catalogue alphabétique des plantes...cultivées à St-Just, à Lyon, Lyon, 1810
DUMONT-COURSET, le Botaniste cultivateur, tome 5, Paris, 1811
REDOUTE / THORY, les Roses, tome 1, page 97, Paris, 1817
Auguste DE PRONVILLE, Nomenclature raisonnée...du genre rosier, Paris, 1818
Jean-Pierre VIBERT, Observation sur la nomenclature et le classement des roses, Paris, 1820

Crédit photographique :
rosensdag.se


vendredi 17 avril 2015

Maiden's blush - Cuisse de nymphe

ou Rougeur de jeune fille...

rosier considéré comme un rosier alba dans la nomenclature actuelle, mais qui a été classé parfois en Damas (cf. Dumont de Courset, Jean-Pierre Vibert), ou simplement en sous-espèce de gallique (cf. Jules Gravereaux). 
  • rosa incarnata -  the carnation rose (Parkinson, 1629)
  • rosa incarnata - the blush rose (Rea, 1665)
  • the blush rose (Miller,1724)
  • Maiden-blush (Miller,1754)
  • Maiden's blush rose (Weston, 1770)
  • rosier incarnat (Guillemeau, 1800)
  • rosier incarné = rosa virginalis (Sedy, 1810)
  • rosa virginalis (Dumont de Courset, 1811)
  • rosa virginalis (Van Cassel, 1813)
  • rosa virginalis Ait. = rosa incarnata Mill. = rosier virginal (Audibert, 1817)
  • Virginale (Vibert, 1820)

C'est le rosier originel Cuisse de nymphe (traduction imagée de Dumont de Courset en 1802). Il s'agit d'une rose historique dont l'appellation recouvre désormais plusieurs albas différents. On distingue la Grande Cuisse de nymphe, la Petite Cuisse de nymphe, la Cuisse de nymphe émue... François Joyaux a bien résumé la situation en écrivant : "N'en déplaise aux rosiéristes, les variétés sont depuis longtemps confondues". 



Comme pour toutes les roses anciennes, il faut par conséquent se référer aux descriptions d'époque pour être sûr d'être en présence de la bonne variété. Ses caractéristiques sont les suivantes :
Rosa incarnata est dans la plupart des cas semblable à rosa alba minor [la petite rose blanche à centfeuilles], à la fois pour la croissance de l'arbuste (hauteur d'un rosier de Damas) et la taille de la fleur. La plante n'est pas très grande mais très épaisse. La fleur est d'un rose lumineux, coloris variable d'une fleur à l'autre. Certaines sont plus pâles que d'autres. Elles ont un petit parfum. (cf. Parkinson)  
Tiges unies, hautes de trois à quatre pieds et plus, sans épines ou presque sans épines ; feuilles velues en dessous ; pédoncules armés de quelques petites épines ; calice à moitié ailé ; ovaires ovales ; odeur de musc. (cf. Miller)
Les fleurs ne sont pas pleines mais très doubles et larges. Elles ont cinq ou six rangs de larges pétales tout à fait ouverts avec des ovaires allongés rétrécis près du calice. (cf. Dumont de Courset) 

(photos : Karin Schade)

Pour illustrer cette notice, j'ai emprunté les clichés de Karin Schade, qui a retrouvé le "vrai" Cuisse de nymphe, au rosarium allemand de Sangerhausen.  Elle a constitué une planche botanique pour comparaison avec la rose Small Maiden's Blush. Pour plus d'images, voici les liens : notice rosier incarnata ; planche comparative.
Les rosiers Cuisse de nymphe qui sont actuellement sur le marché sont en réalité la variété Great Maiden's Blush alias Grande Cuisse de nymphe, aux branches épineuses et aux réceptacles en forme de dé à coudre.

Sources :
John PARKINSON, Paradisi in sole paradisus terrestis, Londres, 1629. Réédité en 1909, voir p.412.
Philip MILLER, The gardeners and florists Dictionary, Londres, 1724
Philip MILLER, The gardeners Dictionary, vol. II, Londres, 1735
Laurent de CHAZELLES, Dictionnaire des jardiniers, vol. 6, p.302, Bruxelles, 1788
GUILLEMEAU, Histoire naturelle de la rose, p.85, Paris, 1800
DUMONT-COURSET, Le Botaniste cultivateur, Tome 3, p.348, Paris, An X (1802)
Nouveau Dictionnaire d'Histoire Naturelle, Vol. XIX, 1803
* Nouveau cours complet d’agriculture théorique et pratique, T. 11, p.259, Paris, 1809
DUMONT DE COURSET, Le Botaniste cultivateur, 2ème édition, Tome 5, p.478, Paris, 1811
DE PRONVILLE, Nomenclature raisonnée du genre rosier, Paris, 1818
Jules GRAVEREAUX, Les roses cultivées à L'Haÿ en 1902, page 29, rosier n° 126.

Crédits photographiques :
http://www.stauden-und-rosen.de/


vendredi 10 avril 2015

Mystérieux rosiers blancs

Je vous présente aujourd'hui une étude inédite sur les rosiers alba, fruit de longues recherches dans les livres anciens. Pas trop soporifique, j'espère,  pour les fans de photos (patience, ce sera pour la suite), en tout cas, passionnante pour qui souhaite connaître l'origine et l'histoire des roses anciennes de nos jardins.

Les rosiers alba ou roses blanches font partie des rosiers les plus anciens. Ils étaient déjà cultivés dans l'Antiquité. Ils furent représentés nommément dès le XVIème siècle dans les herbiers de médecins botanistes.

Libri picturati A20 (vers 1564-1569)

Kreutterbuch Deß Hochgelehrten und weitberühmten Herrn D. Petri Andreae Matthioli (1586)

Hortus eystettensis (1613)


Ce sont de grands arbustes (jusqu'à 2 m), ordinairement aiguillonnés, reconnaissables à leur feuillage bleu-vert. Ils sont très sains et rustiques. Comme l'indique l'appellation latine, les fleurs sont blanc pur, blanc laiteux ou blanc carné. Quelques unes sont d'un rose plus ou moins clair.

La floraison apparaît en bouquets en juin-juillet et ne remonte pas. Les rosiers alba supportent bien une exposition mi-ombre et ne redoutent pas les sols alcalins.

Tout comme pour les roses galliques, leur étude est bien difficile étant donné le nombre de noms différents attribués à chaque variété. Plusieurs tentatives de classification ont vu le jour au début du XIXè siècle. Dumont de Courset, Auguste de Pronville, Thory ont livré chacun leur monographie. Mais les auteurs ont chacun leur version, voire même s'auto-contredisent... (Pronville, dans ses publications successives, s'emmêle bien les pinceaux !).

Il en résulte encore actuellement une certaine confusion. Même l'indispensable base de données Helpmefind compile les noms des variétés sans distinction (32 appellations différentes pour Cuisse de nymphe !)

Bref, après de vastes recherches dans la bibliographie d'époque (française, anglaise et allemande), j'ai essayé de lister et différencier les variétés les plus anciennes, avec pour principe de revenir le mieux possible à la source. Mon objectif de départ était de retrouver l'origine de la célèbre Cuisse de nymphe. Les rosiers alba hybridés par la suite (obtentions de Vibert notamment) sont mieux connus et furent décrits avec précision par Prévost et Desportes.  

De nos jours, seulement une vingtaine de rosiers alba sont identifiés alors que plusieurs dizaines de rosiers de cette espèce subsistent encore. Karin Schade, en Allemagne, a rassemblé de nombreuses variétés, découvertes dans de vieux jardins. Son site qui fourmille de photos est incontournable. 

Voici donc la synthèse de mes propres recherches. J'ai pris comme point de référence les nomenclatures anglaises. Pour chaque rosier apparaît une liste de synonymes avec la date de mention. Je publierai par la suite des notices détaillées avec des photos.


Rosier blanc 
  • rosa alba (Rembert Dodoens, 1557)
  • the single white rose (Mary Lawrance, 1797)
  • le rosier blanc sauvage (Redouté/Thory, 1817)
  • Gudhem (retrouvé en Suède vers 1980)

                                 F. L. Krebs                                                           Mary Lawrance


Rosier blanc à fleurs semi-doubles 
  • the white rose of York (XVIe siècle)
  • rosa alba flore simplici (Basilius Besler, 1613)
  • rosa candida semi plena (Jean Bauhin, 1651)
  • the semi double white rose (Miller, 1754)
  • rosa alba duplex (Weston, 1770)
  • single white rose (Aiton, 1789)
  • rosier blanc ordinaire (Redouté/Thory, 1817)
  • blanche semi-double (Vibert, 1820)
  • Rose vierge (Prévost, 1829)
  • rosa alba semi plena

     
                                      Redouté                                                      Elizabeth Blackwell


Mary Lawrance


Rosier blanc à fleurs doubles
  • rosa cinereo flore = aschenfarbig rose = le rosier gris, à couleur de cendres (Camerarius, 1597)
  • the double white rose (Gerard, 1597)
  • rosa flore albo pleno (Basilius Besler, 1613)
  • rosa alba pleno flore (Crispijn van de Passe, 1615)
  • rosa alba vulgaris major (Caspar Bauhin, 1623)
  • rosa candida plena (Jean Bauhin, 1651)
  • the common white rose (John Rea, 1665)
  • the common great white rose (Miller, 1768)
  • the double white rose (Weston, 1770)
  • double white rose (Aiton, 1789)
  • rosa alba plena (Sedy, 1810)
  • rosa alba multiplex (Audibert, 1817)
  • la rose blanche double (Redouté/Thory, 1817)
  • blanche double (Vibert, 1820)
  • rosa alba maxima (Prévost, 1829)
  • the Jacobite rose

Camerarius (1597)

Hortus floridus (1614)

       
                                     P. Bessa                                                                     J. Zorn


Rosier blanc à petites fleurs, à boutons rouges :
  • rosa lacteola centifolia (Joachim Camerarius, 1588)
  • rosa lacteola camerarii (Basilius Besler, 1613)
  • rosa alba minor (Caspar Bauhin, 1623)
  • the lesser white rose (John Parkinson, 1629)
  • the white rose with smaller flowers and shrub of lower growth (Miller, 1754)
  • le petit rosier à fleur blanche (Duhamel du Monceau, 1755)
  • dwarf white rose (Weston, 1770) = la rose blanche naine
  • la rose blanche à cent feuilles (Brotier, 1779)
  • rosa centifolia lacteola (Rössig, 1802)
                                  Basilius Besler                                                  Carl Gottlob Rössig



Rosier incarnat, presque inerme :
  • rosa incarnata -  the carnation rose (Parkinson, 1629)
  • rosa incarnata - the blush rose (Rea, 1665)
  • the blush rose (Miller,1724)
  • the blush rose or Maiden-blush (Miller,1754)
  • Maiden's blush rose (Weston, 1770)
  • rosa virginalis = rosier incarné (Sedy, 1810)
  • rosa virginalis (Dumont de Courset, 1811)
  • rosa virginalis (Van Cassel, 1813)
  • rosa rubicans (Salomon Pinhas, 1815)
  • rosa virginalis Ait. = rosa incarnata Mill. = rosier virginal (Audibert, 1817)
  • Virginale (Vibert, 1820)
Salomon Pinhas


Rosier à grandes fleurs doubles, couleur de chair :
  • rosa incarnata major (Weston, 1775)
  • great Maiden's Blush (Aiton, 1789)
  • great Maiden's Blush (Lawrance, 1797)
  • rosier carné - rosa carnea - Cuisse de nymphe (Dumont de Courset, 1802)
  • rosa regia alba (Dumont de Courset, 1802)
  • rosa incarnata - rosa carnea - cuisse de nymphe (Persoon, 1807)
  • rosa carnea maxima = grosse cuisse de nymphe (Sedy, 1810)
  • rosa anglica alba = rose d'Yorck (Schrämbl, 1812) 
  • duc de Yorck (sic !, Josse Verleeuwen, à Gand, 1813)
  • duc d'Yorck (Miellez, à Lille, 1814) 
  • rose royale (de Pronville, 1814)
  • rosa alba regalis -  rosier blanc royal (Redouté/Thory, 1817)
  • grande cuisse de nymphe (de Pronville,1818)
  • Royale (Vibert, 1820)

                                      Redouté                                                           Mary Lawrance


Rosier à fleurs couleur de chair en bouquet :
  • small Maiden's blush  (Aiton, 1789)
  • cluster Maidens' blush (Lawrance, 1797) = Cuisse de nymphe en bouquet
  • rosa regia carnea (Dumont de Courset, 1802)
  • rosa carnea minima = petite Cuisse de nymphe (Sedy, 1810)
  • petite Cuisse de nymphe (de Pronville, 1818)
  • petite Cuisse de nymphe (Vibert, 1820)
  • Belle-Fille (Desportes, 1828)
  • rosa alba rubigens (Prévost, 1829)            
Mary Lawrance

Rosier à fleur carnée plus foncée :
  • variété de Cuisse de nymphe à fleurs plus rouges dans le centre (Dumont de Courset, 1811)
  • Cuisse de nymphe émue (Mordant de Launay, 1813)
  • Belle-Thérèse (Vibert, 1820)
  • Cuisse de nymphe à ovaire lisse (Prévost, 1829)

Sources :

Ces ouvrages sont numérisés et consultables sur books.google.fr, www.gallica.bnf.fr, etc...

Rembert DODOENS (traduction Charles de l'ESCLUSE), Histoire des plantes, p. 457, Anvers, 1557
Karel van SINT OMAARS, Libri picturati A20, ca 1564-1569
CAMERARIUS, Kreutterbuch Deß Hochgelehrten und weitberühmten Herrn D. Matthioli, p.55, 1586
Joachim CAMERARIUS, Hortus medicus, Nuremberg, 1588
TABERNAEMONTANUS, Neuw Kreuterbuch, 1588, réédité 1625
GERARD, The Herball, p. 1077, Londres, 1597
CAMERARIUS Kreutterbuch dess hochgelehrten und weitberümbten...Matthioli, p. 55-56, 1611
Basilius BESLER, Hortus eystettensis, 1613
Crispijn VAN DE PASSE, Hortus floridus, pl.12,1614
Caspard BAUHIN, Pinax theatri botanici, p.482, 1623
John PARKINSON, Paradisi in sole, p.412, 1629, réédité en 1904, Londres
Jean BAUHIN, Historia plantarum universalis, tome II, 1651
John REA, Flora, p. 28, Londres, 1665
Philip MILLER, The Gardeners and Florists Dictionary, Londres, 1724
Elizabeth BLACKWELL, A curious Herbal, Londres, 1737-1739
Philip MILLER, The Gardeners Dictionary, vol. III, Londres, 1754
Philip MILLER, The Gardeners Dictionary, 8e édition, Londres, 1768
DUHAMEL du MONCEAU, Traité des arbres et arbustes, tome 2, Paris, 1755
Richard WESTON, The universal Botanist and Nurseryman, vol. I, 1770
Richard WESTON, The english Flora, Londres, 1775
Gabriel BROTIER, Caii Plinii secundi Historiae Naturalis, tome IV, p. 463, Paris, 1779
Laurent de CHAZELLES, Dictionnaire des jardiniers, vol. 6, p.302, Bruxelles, 1788
William AITON, Hortus Kewentis, vol. II, p. 208, Londres, 1789
Mary LAWRANCE, A collection of roses from nature, Londres, 1796-1799
DUMONT-COURSET, le Botaniste cultivateur, tome 3, Paris, 1802
PERSOON, Synopsis plantarum, tome II, page 49, 1807.
Carl Gottlob RÖSSIG, Die Rosen nach der Natur gezeichnet und colorirt, Leipzig, 1802-1817
SEDY, catalogue alphabétiques des plantes...cultivées à St-Just, à Lyon, Lyon, 1810
DUMONT-COURSET, le Botaniste cultivateur, tome 5, Paris, 1811
Franz Anton SCHRÄMBL, Description des principaux parcs et jardins de l'Europe, p. 133, 1812
VAN CASSEL, catalogue d'une très riche collection de rosiers en vente...à Gand, Gand, 1813
JOSSE VERLEEUWEN, catalogue d'une belle et riche collection... à Gand, Gand, 1813
MORDANT de LAUNAY, le Bon jardinier, Paris, 1813
Annales de l'agriculture française, tome LX, article de A. DE PRONVILLE, p.150 et s., Paris, 1814
Salomon PINHAS, Rosen-Sammlung zu Wilhelmshöhe : nach der Natur, pl.13,1815
AUDIBERT, Catalogue des végétaux cultivés à Tonelle, Tarascon, 1817
REDOUTE / THORY, les Roses, tome 1, page 97 et page 117, Paris, 1817
Auguste DE PRONVILLE, Nomenclature raisonnée...du genre rosier, Paris, 1818
LOISELEUR DESLONGCHAMPS, Nouveau Duhamel ou Traité des arbres et arbustes, Paris, 1819
Jean-Pierre VIBERT, Observation sur la nomenclature et le classement des roses, Paris, 1820
KREBS, F.L., Vollständige Beschreibung und Abbildung der Sämmtlichen Holzarten, t. 88 (1826)
DESPORTES, Rosetum gallicum, Le Mans, 1828
PREVOST, Catalogue descriptif....du genre rosier, Rouen, 1829



vendredi 3 avril 2015

En Normandie : le jardin de Manou, près de Lisieux (14)

J'éprouve toujours un grand plaisir à découvrir un nouveau jardin dans la région.

Le jardin de Manou, c'est le jardin de Mireille Launay, une dynamique retraitée qui a repris en main la propriété familiale, une ancienne ferme avec un terrain tout en longueur de 7500 m². 

Et elle ne manque pas d'idées, Manou. Elle anime des visites commentées, des ateliers culinaires et des dégustations de produits maison. En effet, le jardin, outre ses parterres fleuris de roses et de dahlias, regorge d'arbres et d'arbustes fruitiers. La jardinière, fine pâtissière, met à profit les généreuses récoltes de son verger en confectionnant des pâtes de fruits et des confitures, qu'elles proposent à la vente.  

Le jardin fruitier est au fond du terrain. Avant de l'atteindre, on chemine à travers " l'allée des rosiers", la "butte du potier", le "cercle de la sorcière", la "gloriette"... Manou a capté les scènes de son jardin au fil des saisons, publiées au goutte-à-goutte sur sa page FB et sur son site. J'ai eu envie de vous la faire connaître en réunissant, avec son accord, quelques vues emblématiques, tant la vision d'ensemble est réussie. Merci Dame Manou pour ce partage.   

Voici donc un aperçu de son paradis, au gré des saisons :







 










Si vous passez en Basse-Normandie aux beaux jours, vous pouvez lui rendre visite. Voici son adresse :

Le Jardin de Manou
Mme Mireille LAUNAY
8 grande rue
14270 PERCY EN AUGE