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Bienvenue sur mon site dédié aux roses anciennes et modernes. Laissez-moi vous conter l'histoire de jardins remarquables, vous présenter des roses méconnues ou oubliées, vous conseiller de beaux livres...

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lundi 30 septembre 2019

Des roses japonaises aux Jardins de Séricourt (62)

Le Clos des Roses Keiji, issu d’une collaboration tout au long de l’année 2017 entre Les Jardins de Séricourt (France) et la Rose Farm Keiji (Japon) présente pour la première fois en France une collection de roses japonaises.
Situés entre Le Touquet et Arras dans le Pas-de-Calais, les Jardins de Séricourt sont le fruit de 30 années de création du paysagiste Yves Gosse de Gorre. Depuis 2012, son fils Guillaume, diplômé de l’Ecole Nationale du Paysage de Versailles, a pris le relais pour y imprimer son talent conjugué à sa sensibilité et sa vision de la vie et de la nature. 
Labellisés "Jardin Remarquable" par le ministère de la Culture et élus "Jardin de l’année 2012", ces jardins implantés sur un site de 4,5 hectares sont uniques par l’expression des contrastes, des nuances de verts et de palettes fleuries, d’ombres et de lumières, de paysages arborés intimes ou s’étendant à l’infini. 
Le projet d'une roseraie japonaise est le fruit d’une rencontre entre deux passionnés : Guillaume Gosse de Gorre et le rosiériste Ken Kunieda. De cette rencontre est née une véritable amitié franco-japonaise qui engendra la création d’un clos de roses aux jardins de Séricourt.
Cette collection de roses inédite en France est présentée au sein d’un jardin spécialement imaginé, dessiné et réalisé par Guillaume Gosse de Gorre pour les accueillir. Le Clos inspiré de la visite de Guillaume au Japon, révèle les roses WABARA dans un écrin de verdure, à travers de subtiles et joueuses lignes géométriques, qui s’évaporent pour laisser la nature s’exprimer. 



Aoi, Fuga, Iori, Sora … sont quelques unes des variétés à découvrir depuis le 27 juin 2018 à Séricourt. Ces rosiers révèlent une palette de coloris d’une grande élégance ainsi que des découpes de pétales, résolument originales sur le territoire français. 

La Rose Farm Keiji est une pépinière de roses familiale établie au bord du lac Biwa près de Kyoto. Keiji Kunieda a commencé ce métier après un voyage en France, il y a 37 ans. Il y a découvert le métier d’obtenteur. Depuis, Keiji s’est mis en quête de la rose « parfaite » à ses yeux. Son objectif est d'obtenir des roses différentes, d'une beauté douce et harmonieuse, au coloris subtil. Il travaille avec son fils Ken et crée ainsi de nouvelles variétés de roses chaque année. 
Keiji et Ken Kunieda
La pépinière participe à de nombreux salons et concours internationaux. Elle est reconnue pour son savoir-faire méticuleux et son approche visionnaire et résolument moderne de la rose.




LES JARDINS DE SÉRICOURT 
2, rue du bois 
62270 Séricourt

Sources : 

lundi 10 décembre 2018

Dans le Nord : le Jardin de roses de L'Obiau (62)


Une destination de plus à ajouter à mes propositions de visite ! (cf. la liste, clic ici les-roseraies-à-visiter-en-france ). 

Il s'agit du jardin de roses de Monique Farda, dans le Pas-de-Calais, que la journaliste Martine Dablemont a rencontrée. 

Imaginez 350 variétés de rosiers anciens dont 150 roses galliques, laissez-vous séduire en découvrant leurs noms au charme désuet, apprenez à distinguer les rosiers Bourbon, les Centfeuilles, les Damas, les Alba, les Moussus... 

Monique Farda est une habituée des Journées Portes Ouvertes dans les jardins. Depuis plusieurs années, à la mi-Juin, elle fait découvrir sa collection au public. Le temps d'un week-end, cette fervente rosomane ouvre son domaine de 16 000 m2, au profit de l'Association 'Jardins, Art et Soin' (3 € l’entrée).


Pharmacienne de profession, elle est membre bénévole pour cette association qui conçoit des jardins de soins, dans les établissements accueillant des personnes atteintes de maladies neurodégénératives. Elle préside la structure régionale des Hauts de France.
 « Ouvrir son jardin pour JAS, ce n'est que du bonheur : celui de partager sa passion, bien sûr, mais aussi savoir que l'on peut apporter un peu de mieux aux résidents d'établissements hospitaliers. Les gens viennent souvent en famille, se promener dans le jardin comme ils le feraient dans un parc public. »
Monique est capable de parler des différentes familles de roses pendant des heures. Elle conte l’histoire de son jardin, né d’un rêve à partir d’un champ. C'est une enfant du pays, ses parents habitaient une ferme à proximité du cimetière militaire du Touret. « Exilée » à Condette, où elle exerçait son métier de pharmacienne tout en élevant ses enfants, elle est revenue et a fait construire sa maison avec son mari, en 1998. A leur arrivée, le grand terrain était complètement vierge de plantations, elle pouvait y projeter son rêve de jardin fleuri.
'Ghislaine de Féligonde'
Les massifs de roses anciennes y occupent désormais une place de choix mais il y a aussi un magnifique jardin de graminées, ouvert sur la campagne.



« Peut-être que cette passion est née lors de mon enfance ici même dans la commune, quand Albert le jardinier travaillant dans le cimetière anglais donnait régulièrement à mes parents des boutures de rosiers. J’ai vécu 25 ans à Condette, et de là, j’ai ramené 100 rosiers. »


Au milieu de la pelouse, de longues plates-bandes accueillent les plantations qui augmentent d'année en année. Pour créer ces massifs, point de labourage, juste les trous nécessaires. La jardinière étend un voile de forçage P17. Ce film non tissé en polypropylène est un voile perméable, habituellement utilisé en hivernage pour la protection contre le gel. Monique le camoufle de déchets de tonte et de paille. Elle a le souci de l’équilibre écologique et n’utilise pas d'herbicide.


'Bleu Magenta'


De part et d’autre de son « massif central », l’un des massifs les plus importants de roses, deux bancs en bois ont pris place, « l'un exposé à l’ombre, l’autre au soleil, suivant les goûts de chacun » permettant aux visiteurs de mieux se laisser imprégner de la beauté des lieux.
Le deuxième massif est un mélange harmonieux de graminées et de roses. Et le petit dernier porte le nom de sa petite fille Capucine, encore bébé : « J’ai planté un prunus en son honneur. »
« Les nuances de couleurs à partir du même pied sont extraordinaires, du rose pâle à l’état de bouton, les roses virent au mauve jusqu’au violet, surtout par temps humide. »


                                   'Ariane'                                                            'Belle Virginie'

'Chénédolé'



 'Alice Vena'

   'Marie Tudor'


'Lucille Duplessis'

Cette roseraie en formation s’enrichit de nouveaux rosiers galliques.  Chaque pied a son étiquette en zinc vieilli. « Ils sont tous différents. J’ai un petit faible pour 'Lustre d’église', qui selon moi porte bien son nom. Au moment de l’éclosion, les pétales s’ouvrent à la façon d’un chandelier portant des bougies-flammes ! »
rosier gallique 'Lustre d'Eglise'
Monique Farda nous apprend qu'elle jardine « dans son coin » et qu'elle ne fait pas partie d'une association d'amateurs de roses. En tout cas, elle partage publiquement sur FB des photos de ses plantes et de son jardin. Elle ne tient pas de blog, à ma connaissance.

 

Bravo pour cette belle initiative de passionnée !

Jardin de L'Obiau
250 rue de L'Obiau
D170
62136 LA COUTURE


Crédits photographiques :

Sources :
Propos échangés avec Martine Dablemont pour le journal local 'La Voix du Nord' en 2016, 2017, 2018

vendredi 10 juin 2016

Au Nord : le Jardin des Lianes (62)

Labellisé "Jardin remarquable" depuis 2006,  le jardin des Lianes est un jardin de collections de 5400 m². Impossible de le manquer en longeant la route de campagne qui nous mène à lui, les imposants lilas et viornes Boule de neige en fleurs nous dictent l'entrée. 
Ce grand terrain se veut libre, champêtre, facile d'entretien... et plein d'humour puisque son nom est un clin d'œil à la jardinière prénommée Eliane... Une allusion, aussi, aux nombreux rosiers lianes qui dardent leurs longues cannes sur de multiples supports.
 
 
 « Nous avons voulu un jardin qui nous ressemble, romantique et qui n’offre aucune rupture avec la prairie avoisinante. » 
Un jardin à l’anglaise, où l’on peut se cacher, un jardin coloré par le feuillage et par les fleurs, irisé du printemps à l’automne.  
« Un jardin qui donne envie aux jeunes de faire pareil. Ce que nous avons fait est accessible à tous », racontent Guy et Eliane Lebel, les propriétaires. 
Structuré à partir d'arbres et arbustes choisis pour leur parfum ou leur couleur d'arrière saison, c'est un jardin à quatre mains, fruit de trente ans de passion et de labeur... Qu'il est loin, désormais, le temps où les lieux n'étaient que pâtures !


L'espace est densément planté avec des végétaux par milliers et il règne comme une ambiance de sous-bois. Une pénombre bienfaisante pour la collection d'hydrangea (plus de 400 variétés dont de nombreux cultivars japonais) vient varier les plaisirs, offrant avec les vivaces, des fleurs à admirer jusqu'aux gelées.

Aux parfums des viburnum et autres arbustes à fleurs, succèdent ceux de plus de 450 variétés de rosiers anciens ou anglais que l'on peut apprécier au détour de nombreuses petites allées. 
Pendant une semaine, les roses, justement, seront à l'honneur pour une fête des senteurs, qui aura lieu du samedi 11 juin au dimanche 19 juin.
 
 
C'est l'occasion de découvrir le rosier liane, né dans ce berceau de verdure et baptisé tout naturellement Jardin des Lianes. Il s'agit d'un hybride de moschata, désormais multiplié par Jean-Lin Lebrun dans sa pépinière Mela Rosa.
Jardin des Lianes

 

Un pigeonnier, plus vrai que nature, fabriqué de toutes pièces, un petit puits, des structures en fer forgé participent au décor. Les éléments de décoration (cabane, mobilier de jardin) ont été repeints en bleu roi.
Le charme de cet endroit, aujourd'hui mature, tient autant dans son allure foisonnante que dans sa richesse botanique. Il affiche une grande diversité de feuillages et une large palette de couleurs.
Le jardin avait été sélectionné pour représenter la région Nord-Pas de Calais, dans l'émission de Stéphane Bern sur France 2 " Le Jardin Préféré des Français 2014 ".
Il est ouvert du 1er mai à fin septembre, tous les jours sauf le mercredi.
Horaires : 14h - 19h en semaine / 10h - 19h les week-end et jours fériés.
                             
Le Jardin des Lianes
Eliane et Guy LEBEL
8 rue des Capucins
62140 CHERIENNES
tél. 03 21 81 68 22


Sources :