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Bienvenue sur mon site dédié aux roses anciennes et modernes. Laissez-moi vous conter l'histoire de jardins remarquables, vous présenter des roses méconnues ou oubliées, vous conseiller de beaux livres...

Ce blog d'amateur est parfaitement libre et indépendant, je ne perçois aucun avantage, aucune rétribution de qui que ce soit. Sa seule vocation est le partage d'informations. Si vous empruntez une photo ou un texte de mes articles, veuillez citer vos sources comme je le fais moi-même. Les photos ne sont pas libres de droit. Pas d'utilisation commerciale sans mon accord.

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samedi 24 février 2018

En Berry : le Jardin de Marie

En voulant mettre à jour la liste de roseraies à visiter, je découvre cette adresse et m'empresse de vous la faire connaître.
A quelques encablures des vignobles de Sancerre et de Meneton-Salon, aux délicieux vins blancs, Marie Marcat accueille ses visiteurs dans un jardin paysager de 2 hectares.
Marie est une jardinière journaliste. Elle a collaboré avec les rédactions de magazines connus de tous, Rustica, l'Ami des Jardins. Il y a 30 ans, elle cherchait une maison de campagne à deux heures de Paris.
Immergé dans la province berrichonne, son paradis rêvé n'était peuplé, à son acquisition, que de quelques châtaigniers. Nulle importance, la propriété n'avait pas vocation à devenir un espace cultivé, mais juste une spacieuse aire de jeux de plein air, pour les enfants.

Seulement voilà, la Parisienne s'est approprié petit à petit le terrain,  s'est familiarisée avec la botanique. Et est devenue une experte des mixed borders à l'anglaise et des sentiers de graminées ou de nepetas. 
Entretenue dans le respect de l'environnement, sans aucun produit chimique, la page verte apprivoisée s'ouvre sur l'horizon et les collines. Elle se joue des frontières mais à l'arrière de haies de charmille, elle recèle diverses zones dédiées à la contemplation ou à la cueillette : un bassin aux nénuphars, un potager, un verger.

Le jardin de Marie Marcat, mature et opulent, contient désormais plusieurs collections de végétaux dont 540 variétés de roses (anciennes, anglaises, botaniques) et 160 sortes de viornes (viburnum). Le label 'Jardin remarquable' lui a été décerné en 2017. 


Après la balade sous les arcades de roses, le promeneur peut prolonger son séjour en passant la nuit dans l'une des chambres d'hôtes de la ferme restaurée. Il se réveillera au petit matin au son des oiseaux. Le jardin est refuge LPO (Ligue pour la protection des oiseaux).


Le Jardin de Marie 
chemin de l'Avoinerie
18250 NEUILLY EN SANCERRE 



Pour en savoir plus et préparer une visite aux beaux jours :
https://www.lejardindemarie.com/
http://www.leschambresdujardindemarie.com/
https://www.berryprovince.com/blog/marie-marcat-il-etait-une-fois-le-jardin-de-marie/

lundi 12 février 2018

Les roses anciennes panachées

Faisant suite à l'article précédent, je publie cette ébauche d'étude sur les fleurs anciennes bicolores. Ce petit récapitulatif, non exhaustif, ne devait pas être rendu public et devait juste me servir de pense-bête. Mais finalement, autant le publier sur le site, il peut être utile à d'autres amateurs, intéressés par ces roses particulières. 
En lisant les ouvrages spécialisés, en consultant internet, on s'aperçoit que c'est le cafouillage complet dans cette catégorie de roses. Depuis que le grand rosomane anglais Graham Stuart Thomas a jugé identiques plusieurs rosiers panachés (Centifolia variegata, Belle des jardins, La Rubanée, Cottage Maid, Dometil Beccard...), on s'y perd. Il est vrai que beaucoup se ressemblent et il subsiste encore certainement des synonymes non identifiés. D'autres sont vendus sous des noms erronés : le rosier 'Château de Namur', notamment, ne correspond pas à la description d'origine. Il devrait être violet noirâtre au centre rouge pourpre, ce qui n'est pas du tout le cas du rosier actuellement commercialisé !
Rien ne vaut donc quelques photos, quelques recherches historiques dans les publications d'époque, puis un classement par ordre d'ancienneté, pour y voir plus clair.
Ces roses panachées, striées, maculées n'ont pas les faveurs des jardiniers. Reconnaissons que leur couleur paraît accidentelle, presque artificielle. Dans le lot, certaines se distinguent par leurs teintes plus douces, moins contrastées. 
rosa gallica versicolor
= Rosa Mundi
mutation de rosa gallica officinalis 

rosa damascena variegata
= York and Lancaster

Résultat de recherche d'images pour "rose unique panaché"
rosa centifolia discolor (voir Miss Lawrance, 1799)
rosa centifolia variegata (voir Loiseleur-Deslongchamps, 1819)
= Unique panachée (Chaussée, 1821)
mutation de la rose centfeuilles blanche dite Unique blanche,
qui a pu apparaître à divers endroits, à différentes époques.

Camaieu (Gendron, 1826)
gallique rouge violet panaché de blanc 

Belle Rubanée ou La Rubanée (1832, Hardy) gallique très pleine
= Provins panaché double
= Belle Villageoise (1834)
= Village Maid (1834)

Oeillet parfait (Foulard, 1841) gallique
blanche panachée et tigrée de rose passant au violacé

Grande renoncule (Van Houtte, 1842)
centfeuilles ou gallique ?


Perle des Panachées (Vibert, 1845)
gallique blanc panaché de lilas ou violet pâle
= Cottage Maid

Mécène (Vibert, 1845)
gallique au fond blanc panaché de rose


Tricolore de Flandre (Van Houtte, 1846)
gallique blanc strié de ponceau, de lilas et d'amarante

Dometille Beccard (Laffay, 1848) centfeuilles
blanc carné, strié et rubané de rose vif lilacé

Georges Vibert (Robert, 1853)
gallique rouge pourpre violacé, panaché de blanc 

Pompon panaché (Moreau-Robert, 1856)

Belle des jardins (Guillot, 1872)
semis de Perle des panachées, rose strié de pourpre

Crédits photographiques :

Sources bibliographiques :
Mary LAWRANCE, A collection of roses from nature, Londres, 1796-1799
LOISELEUR DESLONGCHAMPS, Nouveau Duhamel ou Traité des arbres et arbustes, Paris, 1819
Revue horticole, journal d'horticulture pratique, Paris, juillet 1832, p.67
The Royal lady's magazine, The Florists' register, 1834, p.149
Revue horticole, novembre 1848, p.423