Il s'agit du jardin de roses de Monique Farda, dans le Pas-de-Calais, que la journaliste Martine Dablemont a rencontrée.
Imaginez 350 variétés de rosiers anciens dont 150 roses galliques, laissez-vous séduire en découvrant leurs noms au charme désuet, apprenez à distinguer les rosiers Bourbon, les Centfeuilles, les Damas, les Alba, les Moussus...
Monique Farda est une habituée des Journées Portes Ouvertes dans les jardins. Depuis plusieurs années, à la mi-Juin, elle fait découvrir sa collection au public. Le temps d'un week-end, cette fervente rosomane ouvre son domaine de 16 000 m2, au profit de l'Association 'Jardins, Art et Soin' (3 € l’entrée).
Pharmacienne de profession, elle est membre bénévole pour cette association qui conçoit des jardins de soins, dans les établissements accueillant des personnes atteintes de maladies neurodégénératives. Elle préside la structure régionale des Hauts de France.
« Ouvrir son jardin pour JAS, ce n'est que du bonheur : celui de partager sa passion, bien sûr, mais aussi savoir que l'on peut apporter un peu de mieux aux résidents d'établissements hospitaliers. Les gens viennent souvent en famille, se promener dans le jardin comme ils le feraient dans un parc public. »
Monique est capable de parler des différentes familles de roses pendant des heures. Elle conte l’histoire de son jardin, né d’un rêve à partir d’un champ. C'est une enfant du pays, ses parents habitaient une ferme à proximité du cimetière militaire du Touret. « Exilée » à Condette, où elle exerçait son métier de pharmacienne tout en élevant ses enfants, elle est revenue et a fait construire sa maison avec son mari, en 1998. A leur arrivée, le grand terrain était complètement vierge de plantations, elle pouvait y projeter son rêve de jardin fleuri.
Les massifs de roses anciennes y occupent désormais une place de choix mais il y a aussi un magnifique jardin de graminées, ouvert sur la campagne.
« Peut-être que cette passion est née lors de mon enfance ici même dans la commune, quand Albert le jardinier travaillant dans le cimetière anglais donnait régulièrement à mes parents des boutures de rosiers. J’ai vécu 25 ans à Condette, et de là, j’ai ramené 100 rosiers. »
Au milieu de la pelouse, de longues plates-bandes accueillent les plantations qui augmentent d'année en année. Pour créer ces massifs, point de labourage, juste les trous nécessaires. La jardinière étend un voile de forçage P17. Ce film non tissé en polypropylène est un voile perméable, habituellement utilisé en hivernage pour la protection contre le gel. Monique le camoufle de déchets de tonte et de paille. Elle a le souci de l’équilibre écologique et n’utilise pas d'herbicide.
'Bleu Magenta'
De part et d’autre de son « massif central », l’un des massifs les plus importants de roses, deux bancs en bois ont pris place, « l'un exposé à l’ombre, l’autre au soleil, suivant les goûts de chacun » permettant aux visiteurs de mieux se laisser imprégner de la beauté des lieux.
Le deuxième massif est un mélange harmonieux de graminées et de roses. Et le petit dernier porte le nom de sa petite fille Capucine, encore bébé : « J’ai planté un prunus en son honneur. »
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« Les nuances de couleurs à partir du même pied sont extraordinaires, du rose pâle à l’état de bouton, les roses virent au mauve jusqu’au violet, surtout par temps humide. »
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'Ariane' 'Belle Virginie'
'Chénédolé'

'Alice Vena'

'Marie Tudor'
'Lucille Duplessis'
Cette roseraie en formation s’enrichit de nouveaux rosiers galliques. Chaque pied a son étiquette en zinc vieilli. « Ils sont tous différents. J’ai un petit faible pour 'Lustre d’église', qui selon moi porte bien son nom. Au moment de l’éclosion, les pétales s’ouvrent à la façon d’un chandelier portant des bougies-flammes ! »
rosier gallique 'Lustre d'Eglise'
Monique Farda nous apprend qu'elle jardine « dans son coin » et qu'elle ne fait pas partie d'une association d'amateurs de roses. En tout cas, elle partage publiquement sur FB des photos de ses plantes et de son jardin. Elle ne tient pas de blog, à ma connaissance.
Bravo pour cette belle initiative de passionnée !
Jardin de L'Obiau
250 rue de L'Obiau
D170
62136 LA COUTURE
Crédits photographiques :
Sources :
Propos échangés avec Martine Dablemont pour le journal local 'La Voix du Nord' en 2016, 2017, 2018