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Bienvenue sur mon site dédié aux roses anciennes et modernes. Laissez-moi vous conter l'histoire de jardins remarquables, vous présenter des roses méconnues ou oubliées, vous conseiller de beaux livres...

Ce blog d'amateur est parfaitement libre et indépendant, je ne perçois aucun avantage, aucune rétribution de qui que ce soit. Sa seule vocation est le partage d'informations. Si vous empruntez une photo ou un texte de mes articles, veuillez citer vos sources comme je le fais moi-même. Les photos ne sont pas libres de droit. Pas d'utilisation commerciale.

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dimanche 30 septembre 2018

Dans le Midi : le jardin de Mauriac

L'été n'est pas fini, il fait toujours très beau dans ma région et je me balade avec plaisir dans la campagne le week-end. Le cyprès est l’emblème des jardins du sud et quand il se marie aux oliviers, aux vignes, aux palmiers et aux vieilles pierres, le paysage devient somptueux.
Quel régal d'emprunter ces sentiers de fins gravillons, d'escalader ces marches patinées par le temps. Les floraisons ne sont guère indispensables pour avoir un joli jardin. L’alchimie des feuillages, des textures végétales et minérales envoûte le promeneur. Le jardin en espalier du château de Mauriac s'avère un bel exemple de jardin sec, qui se prive d'arrosages. Je reviendrai !

château de Mauriac



















vendredi 15 juin 2018

Les roses du jardin de Talos

Un projet ambitieux que celui de Yan Surguet et une belle passion...
Son rêve de créer une roseraie d'exposition avec sa pépinière de roses anciennes est devenu réalité. Je relaye ses images postées sur le site www.beauxjardinsetpotagers.fr.
On souhaite longue vie et succès à cette roseraie en devenir ! 

crédit photo La Dépêche

L'entreprise "Les roses anciennes du jardin de Talos" est spécialisée dans la production de rosiers anciens et botaniques exclusivement par bouturage et certifiée Bio. Ce travail est mené vraiment dans l'intérêt de la plante et non pour privilégier le côté commercial. C'est à ce jour la seule à avoir cette démarche, souvent critiquée par les rosiéristes "traditionnels".
Avec plus de 600 variétés à ce jour, la collection s'agrandit chaque année et je suis en quête perpétuelle de vieilles variétés oubliées, pour pouvoir les sauvegarder et leur permettre de se refaire une place dans nos jardins.
Depuis 2016, un jardin d'1 ha a été créé, sur le lieu de la pépinière et regroupe non seulement toute la collection de roses produites sur place, mais aussi de nombreux arbres et arbustes choisis soigneusement pour leur rareté, leur écorce ou leur feuillage. Ce jardin permet de mettre en évidence la résistance des rosiers francs de pieds, cultivés ici sans engrais, sans traitement et sans arrosage; il est d'ailleurs certifié en Agriculture Biologique par Ecocert France, tout comme la pépinière. C'est une balade au milieu d'un espace naturel, agrémenté de structures bois fabriquées maison (dôme, pergolas, tipis, gloriettes,...) et de plus de 900 variétés de rosiers aux multiples feuillages, aux ports variés et aux fleurs naturelles et vraies.
Ce n'est pas une "roseraie" traditionnelle ou tout est rectiligne, classé par couleurs, origines ou autres mais au contraire, tout a été planté au "feeling", en fonction des textures, des tailles ou des associations. 
Ce jardin ouvrira normalement ses portes au public au printemps 2018, en attendant on peut y aller sur RDV.
Yan Surguet













Les Roses Anciennes du Jardin de Talos
Chemin de St Jacques
lieu-dit "La Plaine"
09190 SAINT-LIZIER
Tél : 06 87 15 70 74

une roseraie à l'extrême Sud de la France, aux portes des Pyrénées


vendredi 28 octobre 2016

Dans le Midi : les roses anciennes de Talos

LE spécialiste des roses anciennes dans ma région, Yan Surguet, j'espérais un jour le rencontrer. Yan, vous avez sans doute déjà entendu parler de lui sur les blogs, lors de son appel aux dons pour sa future roseraie touristique. 
au sud de la France mais protégées au pied des Pyrénées 
Ce jeune rosiériste s'est spécialisé dans les variétés anciennes reproduites par bouturage. Tous ses rosiers vendus sont francs de pied, c'est-à-dire non greffés. Ils sont de plus cultivés de manière biologique. La production est certifiée AB.

J'ai croisé Yan Surguet ce mois-ci, lors d'une fête des plantes. J'avais pourtant dit que je freinerai les achats de rosiers et me concentrerai désormais sur les plantes méditerranéennes. Mais que voulez-vous, son stand regorgeait de merveilles et la tentation était bien trop grande.

Chaque pot de bouture était bien mis en valeur grâce à un panonceau photographique. Des lianes, des grimpants, des buissons... Comment choisir ? 
Mon accompagnateur de mari voulait du blanc bien froufroutant (comme un origami, dixit !) alors je suis partie à la chasse aux plus beaux plants. Car comme ce sont des boutures, il n'y a bien souvent qu'une tige qui sort de terre, dans chaque contenant. Certains rosiers galliques avaient eu le temps de drageonner. C'est mieux.
Résultat des courses, je suis repartie avec 3 pots.
Blanc de Vibert, une rareté. Il faut être un peu fada pour dépenser 15 euros dans un bâton bouturé, bien esseulé dans son pot mais ce rosier Portland manquait à ma collection de ce groupe et j'ai espoir qu'il soit remontant dans notre terre de cocagne. 
Blanc de Vibert (Vibert, 1847)


Triomphe de Flore, une autre rareté. Un rosier gallique chargé d'histoire. Impossible de résister. Le plant est beau, il y a plusieurs départs de branches.
Dans son livre La Rose de France, François Joyaux écrit que 'Triomphe de Flore' ressemble de façon troublante à 'Duchesse de Montebello'. Sommes-nous en présence de variétés identiques ?
Duchesse de Montebello 

Triomphe de Flore 



Pénélope, une rose, hybride de moschata, plus commune mais néanmoins séduisante et remontante. La qualité de la bouture, les boutons prêts à éclore, le feuillage fourni en parfaite santé, ont achevé de me convaincre. 
Pénélope (Pemberton, 1924)


Se trouvait aussi un très bel exemplaire du rosier 'Martin Frobisher'. J'ai pris le pot puis l'ai reposé. Geste malheureux ! La prochaine fois, peut-être...