Description


Bienvenue sur mon site dédié aux roses anciennes et modernes. Laissez-moi vous conter l'histoire de jardins remarquables, vous présenter des roses méconnues ou oubliées, vous conseiller de beaux livres...

Ce blog d'amateur est parfaitement libre et indépendant, je ne perçois aucun avantage, aucune rétribution de qui que ce soit. Sa seule vocation est le partage d'informations. Si vous empruntez une photo ou un texte de mes articles, veuillez citer vos sources comme je le fais moi-même. Les photos ne sont pas libres de droit. Pas d'utilisation commerciale sans mon accord.

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mardi 12 septembre 2017

Un nouveau livre : Vintage Roses

Septembre voit éclore un nouveau livre sur les roses. Je n'ai pas encore pu le feuilleter, il est en précommande dans les librairies. Il m'a tapé dans l’œil car les images sont superbes. Après recherches, je découvre qu'elles sont signées d'une photographe talentueuse, Georgianna Lane, qui dévoile un aperçu de son travail sur son site.
Ses portraits photographiques de roses, sur fond blanc, sont vraiment dans l'air du temps. Une onde de fraîcheur et de gaieté se dégage de ces clichés aux couleurs lumineuses. Georgianna Lane aime les roses anglaises de David Austin.  
Le livre, traduit de l'anglais, contient 240 pages et sort en France, aux éditions Glénat, au prix de 30 €. La journaliste britannique Jane Eastoe en a assuré les textes originaux et nous propose une plongée romantique à travers l'histoire de plus de 70 roses anciennes et modernes du monde entier. Présentation de l'éditeur : 
Une déclaration d’amour à la fleur préférée du monde entier

Opulentes, exhalant très souvent un délicieux parfum, portant des noms désuets, évocateurs ou mystérieux, les roses sont apparues il y a près de 5000 ans et continuent d’enchanter les jardiniers et les hommes.  
Jane Eastoe 
Pour faire la distinction entre les roses modernes et anciennes, il est de coutume de retenir cette date : 1920. Avant cette date, les rosiers obtenus sont considérés comme anciens et après, ce sont les modernes.  
Roses vintage célèbre le style et la grâce de toutes les roses qui reprennent les codes des créations anciennes comme les roses de Damas, les Galliques ou les Centfeuilles par exemple. Chaque rose a son histoire, et la réussite de la culture d’un rosier commence par la connaissance de son origine. Le rosier a du caractère ; dans certaines circonstances, il peut d’ailleurs refuser de fleurir, et n’entend pas toujours se plier aux exigences du jardinier amateur, soucieux d’une culture aussi naturelle que possible.  
Cet ouvrage vous révèle les secrets de cet arbre mythique à travers une promenade de plusieurs siècles. Jalonnée de petits conseils et d’astuces d’une amoureuse des roses, cette balade illustrée vous aidera à poursuivre l'aventure dans votre jardin et jusqu’au cœur de la maison.











 
Olivia Rose Austin












Georgianna Lane

Crédits photographiques :

jeudi 31 août 2017

Instants volés dans mon jardin ou comment jardiner dans le Sud

Je n'ai pas l'habitude de vous montrer des vues du jardin. Ce dernier est encore jeune et même après plusieurs années de blog, j'ai toujours autant de mal à me pencher sur mon propre coin de nature. Je préfère de loin la recherche sur l'histoire et les origines des roses anciennes.

Aujourd'hui, je fais une exception. Pour vous montrer des scènes actuelles qui me plaisent et surtout donner espoir aux jardiniers du Sud, qui luttent chaque jour en été pour garder un jardin présentable.

Oui, il est possible d'imiter les jardins du Nord et d'avoir des mixed borders à l'anglaise !


Calamintha nepeta
Vous allez peut-être être surpris par les photos qui suivent. Je suis épatée moi-même quand je vois ces plantes bien vertes, en plein mois d'août. Mais cela se travaille ! Je ne vais pas vous faire le coup de la météo. Ici, en été, c'est la canicule non stop, alors, on arrête de se plaindre et on prend les choses en main.

rosiers The Fairy et The Faun

Marie Pavie

Mary Rose

Pénélope


Voici quelques conseils que j'expérimente pour mes massifs et qui font leurs preuves. Petite précision, j'habite dans le Midi pyrénéen et pas méditerranéen. Le pourtour méridional englobant la Côte d'azur et la Provence est bien plus sec encore. Et là, dans ces régions, je ne garantis rien !
1. Planter à une exposition Nord
Au pire des cas, mes rosiers et plantes vivaces sont orientés vers l'Ouest, au soleil couchant. L'idéal reste le Nord. Mes plates-bandes sont adossées aux clôtures délimitant le terrain. J'ai posé des palissades, elles font office de parasols et sont habillées de plantes grimpantes (clématites, Trachelospermum jasminoïdes, Hydrangea seemanii, rosiers lianes...). Il va sans dire que l'expo plein Sud est à bannir... Je l'ai réservée aux plantes australes et à la piscine.





au pied du rosier, un géranium zonal pourpre


William Shakespeare 2000 (D. Austin), Redouté (D. Austin)
Ocimum kilimandscharicum (basilic vivace)

Heuchera 'Black beauty', agapanthe

2. Epandre une couche épaisse de paillis
J'utilise un broyat assez fin (BRF = Bois raméal fragmenté) mais il est possible de recouvrir la terre d'autres produits : coques de fèves de cacao, paillis de lin, cosses de sarrasin... Ce matelas végétal présente un double avantage, atténuer l'évaporation et limiter la pousse des mauvaises herbes.
Certains jardiniers utilisent comme couvert les déchets de tonte ou de la paille. Je trouve ces paillis pas très esthétiques. Un paillage de teinte foncée fait ressortir la couleur des plantes et les met mieux en valeur, me semble t-il.

rosier Cornelia, penché sur un dianthus pourpre


Calamintha nepeta, heuchera 'Midnight rose', geranium cantabrigiense


Veronica spicata

3. Installer un réseau d'arrosage intégré avec nec plus ultra, un programmateur 
Des tuyaux noirs, micro-poreux sont camouflés sous le paillage. Ils serpentent à travers les parterres. Un bon arrosage par semaine irrigue suffisamment les plantations. Et on peut même partir 10 jours en vacances, sans crainte de retrouver à son retour, les végétaux complètement grillés...

salvia microphylla  'Violette de Loire'





Little white pet

4. Privilégier les plantes résistantes à la sécheresse et au soleil brûlant
Ce printemps m'a montré que les rosiers galliques n'aimaient pas le Sud, surtout les variétés à fleurs pourpres dont la période de floraison s'avère très brève. Les rosiers anciens alba, de Damas, centifolia, Portland prospèrent bien. Quant aux rosiers modernes, ils sont vernis avec cette chaleur et remontent en continu.
Concernant les plantes vivaces et arbustes, on n'est pas obligé de planter que des lavandes, des hibiscus et des lauriers-roses. Une foule de plantes chameaux s'accomodent d'arrosages espacés. Gauras, sauges, cistes, erigerons, échinacées, agastaches, achillées, verveines, pennisetum, stipa, echinops, festuca glauca, convolvulus cneorum, perovskia... Le choix est vaste.
La Marne

Scepter'd isle


géranium 'Rozanne', malva moschata alba

Ipomoea batatas, rosa Mary rose, geraniums vivaces

Artemisia 'Powis castle', euphorbe hypericifolia 'Diamond frost'

Raymont Privat

5. Oublier les plantations hors-sol 
Tout le monde en pleine terre. Il devient ingérable de collectionner les potées et autres paniers suspendus. A moins de passer son temps à faire des navettes avec l'arrosoir. Les contenants absorbent et restituent la chaleur. La terre des pots se dessèche à vue d'oeil.
rosa Chantal Mérieux

 Mini eden rose

Heavenly pink, Stachys byzantina


Lavandula angustifolia 'Hidcote blue', Gaura lindheimeri 'Snowstorm'

Salvia farinacea 'Victoria blue'


Magic Meillandecor

Finalement, il n'y a que la pelouse qui fait grise mine. Un relent d'écocitoyenneté me dicte inconsciemment de rester raisonnable. Le département instaure régulièrement des restrictions d'eau. J'arrose donc rarement le gazon. Là aussi, le choix des graminées doit être réfléchi. Impossible de semer un ray-grass anglais ! La réfection de la pelouse sera le projet de cet automne. Du pain sur la planche...
Bonne rentrée à tous