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Bienvenue sur mon site dédié aux roses anciennes et modernes. Laissez-moi vous conter l'histoire de jardins remarquables, vous présenter des roses méconnues ou oubliées, vous conseiller de beaux livres...

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mercredi 16 août 2017

Angie Romantica

Comment ne pas succomber devant cette très belle rose de fleuriste, aux riches nuances de coloris, parfaite pour un bouquet de mariée.
Est-elle pêche, rose nacré ou rose Orient ?
Elle fait partie de la collection 'Jardin & Parfum' et dégage une senteur fraîche et puissante, selon la description de l'obtenteur.
Le diamètre de la fleur mesure 9 cm, taille idéale selon mes goûts, je n'aime pas les grosses roses.
Son coeur reste invisible au creux de ses 72 pétales enroulés en un petit globe.
Cette splendeur, créée par Meilland, sera peut-être un jour dans nos jardins...




à l'essai, dans une serre aux Pays-Bas 


Angie ROMANTICA® Meimarkize



https://www.parfumflowercompany.com/
http://meilland.com/en/catalogue/angie-romantica-meimarkize-meilland-jardin-parfum/

mardi 1 août 2017

En Normandie : une petite roseraie de curé, à Bouelles (76)

Un petit endroit, tout à fait charmant, découvert sur le net.
Ce merveilleux presbytère avec sa collection de roses anciennes est à vendre...
Il suffit juste de compter ses billets jusqu'à 500 000. Faisable, non ?!












Crédit photographique : Leforestier immobilier

lundi 17 juillet 2017

Madame Hardy

rosier de Damas, non remontant, obtenu en France par J-A. Hardy, en 1831.


Célèbre pour son petit œil vert, clapi au creux de son coeur, Madame Hardy est la première rose du groupe des Damas, que j'ai plantée au jardin. J'en avais lu le plus grand bien dans les ouvrages d'amateurs avertis. Piquée par la curiosité, il fallait que je me fasse ma propre opinion.
au coude-à-coude avec 'Pierre de Ronsard' et 'Belle sans flatterie'
Mme Hardy nous vient de Julien-Alexandre Hardy (1787-1876), qui fut, pendant 40 ans, le jardinier en chef du Jardin du Luxembourg, à Paris. Passionné d'arbres fruitiers mais aussi connaisseur de roses et obtenteur de nombreuses variétés (plus de 200), il développa une roseraie dans le parc du Sénat et lui donna une ampleur considérable au XIXème siècle. Dès 1813, fut récupérée la collection du premier grand rosomane français André Du Pont (1756-1817), le conseiller de l'impératrice Joséphine. Hardy la compléta avec les nouvelles obtentions et découvertes de l'époque. Grâce à lui, le Jardin du Luxembourg regroupa la plus importante collection de roses, faisant suite à celle de Malmaison, à l'abandon et précédant celle de Jules Gravereaux, à L'Haÿ-les-Roses. Le Jardin du Luxembourg, ouvert au public, comptait alors plus de 2700 rosiers, dont 650 galliques. Ce qui n'est plus le cas, aujourd'hui...
Palais (siège du Sénat) et Jardin du Luxembourg, Paris 6e, qui se visite toujours
Dédicace à Félicité, l'épouse de l'obtenteur, la corolle de Mme Hardy est très belle assurément. En 1832, la Revue horticole la présente comme un hybride de Damas et de Portland. Les pétales arborent un blanc Chantilly, qui est à peine effleuré de rose, comme le sont souvent les roses blanches. 

Le rosier forme un arbuste haut et dressé, mon exemplaire s'avoue même franchement raide. Ses branches se blottissent les unes contre les autres et malgré leur grandeur, leur robustesse me prive de toute tentative d'arcure ou de palissage. Les roses naissent ainsi au bout de longs rameaux. 
Ce que je préfère en lui, ce sont ses charmants heaumes verts qui coiffent les boutons. Ces sépales ciselés et allongés sont la marque de fabrique des roses de Damas, tout comme les multiples aiguillons qui ponctuent les tiges.
Cette rose exquise est à réserver aux jardins ensoleillés car la belle se montre capricieuse. Elle a mis du temps avant de m'offrir une moisson de fleurs. Bien plus de temps qu'un rosier gallique. Il paraît qu'elle est très parfumée. Pas de chance non plus de ce côté là, je n'arrive pas à capter son odeur. Peut-être le printemps prochain...

Madame Hardy

Bibliographie :
Catalogue des rosiers cultivés au Jardin du Luxembourg, 1837, réédité et présenté par Vincent Derkenne en 2012 (Naturalia Publications)
Journal des roses, août 1880
François Joyaux,  La Rose de France, 1998

samedi 1 juillet 2017

Roses à foison

Comme je l'avais fait l'an passé, je vous propose une petite rétrospective de floraisons de roses au jardin, sous forme d'échiquier. Certains rosiers, plantés cet hiver, m'offraient leurs premières fleurs :
  • Purple lodge, avec son coloris envoûtant. Comme ma terre est acide, il a pris une belle teinte violacée. Le buisson ne comporte que deux branches raides. J'espère qu'il va s'étoffer. 
  • Phyllis bide, lui, entre dans la catégorie "erreur de casting". J'avais commandé le rosier Desprez à fleurs jaunes (appelé aussi Jaune Desprez) et à la place, j'ai reçu ce grimpant remontant, aux corolles simples marginées de rose. On est bien loin de la couleur souhaitée au départ (jaune champagne) mais il est si photogénique que je ne lui en tiens nullement rigueur.
  • Rosa gallica versicolor accroche mon oeil avec ses panachures. Tout est grand chez lui, les feuilles et les fleurs. Est-il beau, pas beau, en jupette striée blanc et magenta ? Mon coeur balance. Il est surtout très délicat à associer.
Et vous, comment les trouvez-vous ?