Quel plaisir indicible de capter de telles images au cœur de l'hiver.
A l'automne, j'avais effectué une taille de propreté sur tous les rosiers pour ne pas les affaiblir avec des boutons risquant de ne pas éclore. J'avais oublié que Leonardo da Vinci est un intrépide, capable de braver le froid et la pluie sans encombre.
Ce rosier floribunda, lancé sur le marché en 1993 et grand classique de l'obtenteur Meilland, est incontournable pour la générosité de sa floraison. Il est ainsi capable d'émettre de nouvelles feuilles et de précieux boutons à l'heure où ses congénères restent tranquillement endormis.
Ces fleurs bien tournées sont habituellement d'un rose franc un peu terne. La couleur fait preuve d'une grande présence en été. Je le préfère en Janvier, paré de sa parka anti-pluie aux tons mordorés. Le rose se fait plus subtil, tout en nuances. Il ne lui manque que le parfum.
Mon exemplaire est greffé sur tige. Il est devenu en 5 ans ramifié et volumineux. Il se trouve de façon tout à fait imprévue à l'avant d'un trachycarpus fortunei (le palmier de Chine).
Vous ai-je dit que mon mari est fan de végétaux tropicaux ? Je redoute chacune de ses escapades en solo en jardineries... Il est capable de me rapporter des plantes incroyables.
Enfin, le téméraire Leonardo da Vinci semble se satisfaire de cette ambiance improbable, au milieu de phoenix canariensis (le dattier des Canaries), de chamaerops humilis (le palmier nain de Méditerranée) ou autre dracaena australis (la cordyline de Nouvelle-Zélande).
Parfois je rêve d'habiter une région inondée de soleil où les pluies se font plus rares. Mais finalement, n'est-ce pas agréable aussi de profiter d'hivers si cléments et de créer un jardin de roses...exotique...






