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Bienvenue sur mon site dédié aux roses anciennes et modernes. Laissez-moi vous conter l'histoire de jardins remarquables, vous présenter des roses méconnues ou oubliées, vous conseiller de beaux livres...

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mercredi 4 novembre 2015

Mon jardin & Ma maison

rosier grimpant, remontant, commercialisé en 1998, créé par Meilland.
Le magazine jardin éponyme (que je lis fidèlement) méritait bien une rose à son nom. Elle ne figure plus au catalogue du rosiériste et pourtant il s'agit d'une création classique qui ne démérite pas.
Il est difficile de classer ce rosier : est-ce un hybride de thé ? Un hybride tout court, en fait. Le célèbre Bonica est son grand-père et il a gardé la floraison en bouquet de celui-ci. Ses fleurs potelées, de taille moyenne, ne diffusent aucun parfum mais elles offrent un cœur rosé ou chamois qui lui donne du style.


Je le cultivais en 2 exemplaires dans mon jardin normand et les deux arbustes se sont comportés bien différemment.  
En jardinière inexpérimentée, j'avais planté le premier contre un mur de pierres, plein Sud. Selon moi, un grimpant devait "grimper" et sa place toute trouvée me semblait être un support vertical pour qu'il puisse prendre appui. Grave erreur ! Il restait raide comme la justice, fleurissait peu et se marbrait constamment de marsonia.

J'avais beau essayer de le palisser, il n'en faisait qu'à sa tête et refusait même de m'accorder quelques branches supplémentaires, comme pour me faire comprendre qu'il était malheureux.


Le hasard a voulu que je déniche un jour en jardinerie, un 2ème exemplaire, vendu en conteneur. Il était beau, bien ramifié, assez bas, d'une silhouette altière. Couvert de fleurs d'un blanc meringué, il m'a fait craquer avec son port touffu et évasé.

 

Mais, oui, c'était ça la solution ! Le cultiver en buisson de massif ou en isolé sur la pelouse et surtout lui laisser de l'air pour respirer. Je plantai ce deuxième comparse, à mi-ombre, devant la maison. 
Le résultat fut sans appel. Grâce à une taille courte adaptée, Mon Jardin & Ma Maison bis s'est métamorphosé en un arbuste plantureux, sain et florifère. Le rosier affichait avec constance la même robustesse que son jumeau, mais au moins, il était ramifié et surtout en pleine santé.


Morale de l'histoire : ne jamais désespérer devant un rosier récalcitrant (sauf s'il est vraiment très malingre, autant alors acheter un sujet identique de remplacement).  
Le changer de place, changer sa terre, l'ensevelir sous des tombereaux de fumier, le conduire d'une autre façon, le tailler plus court ou plus long, etc, etc... Il y a toujours une solution !

à la roseraie de Bagatelle, à Paris